République démocratique du Congo : Le cardinal Monsengwo rejette le projet de scrutin à un tour
On ne peut être le président de 20% de la population
Kinshasa, 9 janvier 2011 (Apic) L’Eglise catholique de la République démocratique du Congo (RDC), par la voix du cardinal Laurent Monsengwo, rejette l’idée d’un scrutin à un tour pour les élections de novembre 2011.
Le 3 janvier, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais, a affirmé qu’en raison d’impératifs “financiers et économiques”, il était nécessaire de repenser le mode de scrutin pour l’élection présidentielle du 27 novembre. Et de proposer un scrutin au suffrage direct en un tour, option qui a la faveur de la majorité au pouvoir. Pour Lambert Mende, “le coût de l’élection à deux tours ayant été évalué à 700 millions de dollars contre 350 millions pour un scrutin à un tour, le choix est …
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dimanche 9 janvier 2011
On ne peut être le président de 20% de la population
Ils saignent le Sud avant de s’attaquer au Nord | Humanite
Les fonds vautours continuent de faire des ravages dans les pays du Sud. La République démocratique du Congo (RDC) vient d’en faire les frais en perdant un nouveau procès contre le fonds spéculatif FG Hémisphère devant la cour de Jersey. Cette nouvelle saignée était malheureusement prévisible. En effet, FG Hémisphère utilise toujours la même méthode, caractéristique des fonds vautours : basé dans un paradis fiscal (dans le Delaware, en plein cœur des États-Unis), comme la majorité des fonds vautours, FG Hémisphère rachète en 2004 d’anciennes dettes décotées de la RDC datant des années 1980 (d’une valeur réelle de 37 millions de dollars), puis saisit la justice anglo-saxonne (la cour de Jersey), particulièrement protectrice des créanciers, afin d’obtenir le remboursement de la valeur nominale de cette dette, auquel s’ajoutent les intérêts de retard et autres pénalités (pour un montant total d’environ 100 millions de dollars).
Ainsi, FG Hémisphère a obtenu le droit de se faire rembourser une dette de 100 millions de dollars alors qu’il n’a déboursé que 37 millions de dollars. Et chaque jour, cette dette augmente de 27 500 dollars à cause des intérêts ! Pour s’assurer de son règlement, le jugement de Jersey confère à FG Hémisphère le droit de saisir une partie des futurs bénéfices du joint-venture GTL (Groupement du terril de Lubumbashi), qui compte parmi ses actionnaires le groupe de George Forrest et le gouvernement congolais via la Gécamines, une entreprise publique minière de la province du Katanga. Rappelons que FG Hémisphère avait déjà obtenu en 2008 le droit de saisir, pendant les quinze prochaines années, les recettes de la vente d’électricité à l’Afrique du Sud et qu’en février 2010, il était autorisé par la cour d’appel de Hong Kong à saisir une partie des droits payés par la Chine à la RDC pour l’exploitation d’un gisement minier.
Et ce n’est pas fini puisque d’autres fonds vautours sont entrés dans la danse, réclamant à la RDC plus de 452 millions de dollars devant les tribunaux. Il y a donc fort à craindre que les fonds libérés par l’allégement de la dette congolaise, intervenu après que les autorités de Kinshasa ont cédé à toutes les pressions des créanciers occidentaux, soient raflés par ces fonds vautours. Face à ces attaques, le gouvernement congolais vient de demander l’aide de la Facilitation africaine de soutien juridique, un organisme créé en 2008 par la Banque africaine de développement (BAD), notamment pour assister les États attaqués par les fonds vautours. Ce nouvel organisme a le mérite de proposer une aide concrète aux pays victimes de ces fonds spéculatifs, en mettant à leur disposition des avocats pour négocier et défendre les États devant les juges.
Toutefois, cette aide reste insuffisante face à l’ampleur du phénomène. Les fonds vautours traînent actuellement en justice une dizaine de pays africains dans une cinquantaine de procès et la crise mondiale, qui fait courir le risque d’une nouvelle crise de la dette au Sud, va très certainement accroître leur voracité puisqu’ils pourront racheter des créances impayées sur les pays en développement à des montants extrêmement bas et ainsi accroître leurs gains.
Ces attaques ne se limitent pas au continent africain. À titre d’exemple, l’Argentine est actuellement la proie de deux fonds vautours, Elliott Capital et EM Limited, qui tentent de saisir les fonds déposés par l’État argentin auprès de la Banque des règlements internationaux (BRI), pour un montant dépassant 1 milliard de dollars. Il n’existe pas non plus d’obstacle (pour le moment) à ce que les fonds vautours attaquent prochainement les pays du Nord, compte tenu des pratiques spéculatives sur leurs dettes. Dans ce contexte, des mesures fortes s’imposent pour mettre les fonds vautours hors d’état de nuire.
Pour cela, il faut instaurer des règles du jeu enfin justes, car l’activité des fonds vautours est (pour le moment) légale. Les pouvoirs publics doivent rendre leur activité illicite en interdisant purement et simplement la spéculation sur les dettes d’État, qui ne profite qu’à une poignée d’individus sans scrupule. En attendant une initiative internationale de cet ordre, les parlements au Sud et au Nord doivent immédiatement adopter de manière unilatérale des lois pour limiter l’action des fonds vautours. La Belgique a ouvert la voie en 2008 en prenant une loi rendant « incessible et insaisissable » l’argent belge de la coopération au développement. Les différents pays doivent agir au sein des instances européennes et internationales pour la généralisation de ce type de dispositif à tous les fonds (publics et privés).
En France, il est déplorable de constater que la proposition de loi déposée en 2007 visant à empêcher les fonds vautours de faire valoir leurs créances devant les tribunaux français n’a toujours pas été adoptée. Pis, la France abriterait deux fonds vautours sur son territoire. Qu’attendent les parlementaires français pour adopter cette loi et mener un audit de leurs créances envers les pays en développement ? Car, en révélant la part illégitime des dettes, celles qui n’ont pas profité aux populations et ont alimenté la corruption, l’audit permet de fonder des annulations unilatérales de dettes et donc de couper enfin les ailes aux fonds vautours.
Renaud Vivien
samedi 8 janvier 2011
2011, l'Afrique aux urnes | RDC : l'heure de vérité pour Kabila
Le scrutin présidentiel aura lieu courant novembre 2011.
En novembre 2011, Joseph Kabila a rendez-vous avec le peuple. Les Congolais l’ont élu il y a cinq ans pour qu’il ramène la paix dans l’est du pays et reconstruise une économie en morceaux. Ni l’une ni l’autre des promesses n’ont été tenues. Les groupes armés font toujours la loi dans la Province orientale et dans les deux Kivus. Là, et partout ailleurs, le niveau de vie stagne. Les électeurs – 25,6 millions d’inscrits en 2006 – sanctionneront-ils celui qui fut longtemps le plus jeune chef d’État au monde ?
Quelques poids lourds rêvent de son fauteuil. Certains ont déjà annoncé leur candidature : Vital Kamerhe, l’ex-président de l’Assemblée nationale et laboureur de Kabila dans l’Est pendant la campagne de 2006 ; Étienne Tshisekedi, auréolé de son passé d’opposant à Mobutu, qui, à 78 ans, voit là peut-être sa dernière chance d’être président. Une inconnue demeure du côté du Mouvement de libération du Congo (MLC). En 2006, son « chairman » Jean-Pierre Bemba avait affronté Joseph Kabila au second tour. Aujourd’hui, il comparaît devant la Cour pénale internationale. François Muamba, le numéro deux du parti, le remplacera-t-il ?
Rien n’est encore sûr. Une autre incertitude plane quant à la candidature de Kengo Wa Dondo, actuel président du Sénat et Premier ministre sous Mobutu. La transparence du scrutin permettrait de sauver une greffe de démocratie que la communauté internationale a tentée il y a cinq ans en finançant le processus électoral à hauteur de 500 millions de dollars (417 millions d’euros). Elle limiterait aussi les contestations, propres à faire exploser le pays et à générer des troubles chez l’un de ses neufs voisins. Mais, déjà, majorité et opposition s’affrontent autour de la composition de la Commission électorale nationale indépendante…
dimanche 2 janvier 2011
RD Congo : Blanchiments et financements au profit du Hezbollah | JSS News - Israël - Diplomatie - Géopolitique
Lors de sa précédente tournée africaine, M. Liebermann n’était point passé par la République Démocratique du Congo. Ce choix que, je pense, délibéré, passé presque inaperçu en laissa certains dubitatif. La raison ? Peut-être ce communiqué, rendu public le 9 décembre 2010 depuis Washington, par le très sérieux « US Department of Treasury » (Trésor américain) sous le titre : « Treasury targets Hizballah financial network » (Le Trésor cible le réseau financier du Hezbollah), qui pointe du doigt la RD Congo comme l’une des plateformes de financement des groupes terroristes. Le document accuse nommément les propriétaires du géant congolais de commerce général « Congo Futur » d’implication avérée dans le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
Pour le Trésor américain, la République démocratique du Congo serait devenue une plaque tournante du blanchiment des capitaux en vue du financement de certains groupes terroristes, notamment ceux indexés comme tels par le département d’Etat américain. Dans les milieux des affaires de la RD Congo, tout comme dans différents cercles politiques, le sujet est sur toutes les lèvres, depuis le 9 décembre 2010, car le rapport précise que « Congo Futur », alimenteraient le réseau financier du Hezbollah.
LES MOTIVATIONS AMÉRICAINES
« Ces révélations visent deux de hauts financiers du Hezbollah en Afrique. Ali et Hussein TAJIDEEN qui génèrent des millions de dollars dans le financement réseau multinational et assurent les stratégies des bastions géographiques pour le Hezbollah», a déclaré le sous-secrétaire pour le terrorisme et le renseignement financier, Stuart LEVEY. Pour les États-Unis, la RDC compterait parmi les plateformes de soutien au blanchiment des capitaux et de financement au terrorisme. Et ce, en dépit des efforts internes entrepris, notamment sous la houlette de la Banque centrale du Congo pour mettre fin à ces deux fléaux. La Cellule des renseignements financiers (Cenaref), une structure répressive créée à ces fins, sombrerait une fois de plus dans un immobilisme maladif, alors que pour le Trésor américain, la RDC serait devenue un dépotoir des capitaux sales. Des médias influents en RDC tendent à identifier Hussein TAJIDEEN, comme un actionnaire important groupe « Congo Futur », dont la FUTUR TOWER surplombe l’une des principales avenues de Kinshasa, affirmation renier en bloc par le Directeur général adjoint M. Rachid EL CHAER. Pour Washington, les deux frères TAJIDEEN, d’origine libanaise, travailleraient dans la collecte des fonds en vue de fournir le soutien financier au Hezbollah. Tous deux, toujours selon le document du Trésor américain, sont les frères et partenaires commerciaux de Kassim TAJIDEEN, un important contributeur financier au Hezbollah, qui a été désigné depuis mai 2009 par le Trésor comme un « Specially Designated Global Terrorist (SDGT) » en vertu de l’Executive Order (EO) 13224. L’initiative américaine a également ciblé un réseau d’entreprises détenues ou contrôlées par les frères TAJIDEEN opérant en Gambie, au Liban, au Sierra Leone, en République démocratique du Congo, en Angola, et aux îles Vierges britanniques. Dans son communiqué, sans en dévoiler le contenu, le Trésor américain annonce des sanctions à l’égard des personnes et entreprises citées. Il fait mention notamment de la possibilité de les isoler à partir des États-Unis des systèmes financiers et commerciaux internationaux.
SOUTENIR ISRAËL AVEC LE M.S.A. (Mouvement Sioniste Africain)
Ces révélations qui semblent être dans l’air du temps au regard des secousses médiatiques initiées par WikiLeaks, montrent, à mon sens, l’isolation chronique qui encercle l’état juif. Aux bonnes volontés israéliennes se confrontent des réalités sous-jacentes qui doivent pousser chacun d’entre nous à reconnaître les aptitudes des gouvernants israéliens face aux marasmes politico-diplomatiques internationaux auxquels ils doivent faire face. Chapeau bas. Le politique juif et congolais que je suis, ne peut se contenter de mots ou de simples constations, il est de ma nature et de mon devoir que d’agir et de participer activement à la réhabilitation officielle d’Israël dans les affaires congolaises et africaines, car à défaut c’est la stigmatisation et l’adversité qui l’y attende. La constitution d’un AIPAC local en Afrique subsaharienne, évoquée dans un article précédent, prend plus que forme, le M.S.A., dont je détaillerai les tenants et les aboutissants, dans les prochaines semaines, trouve ici, au regard des récentes déclarations du Trésor Américain, un motif valable et urgent, de plus, d’exister et d’agir. L’état hébreu doit savoir qu’il peut et doit compter sur nous.
Par Marah Saday – JSSNews
Marah Saday est membre de la Fédération Juive Noire. Il est aussi (et surtout) un candidat investit par le Parti Socialiste Congolais (dont il est également le porte parole) aux futures élections locales.
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mercredi 29 décembre 2010
AGOA, LES NON DITS DES SANCTIONS CONTRE LE GOUVERNEMENT DE LA RDC - l'actualité du CONGO dans vos mains
AGOA,
LES NON DITS DES SANCTIONS CONTRE LE GOUVERNEMENT DE LA RDC
La surprenante décision prise par l’administration Obama cache derrière elle une suite des frustrations. Un soubassement économique l’a essentiellement sou-tendu. L’on sentait cette décision venir. Tout part de la révisitation des contrats miniers décidés par un gouvernement d’un Etat indépendant qu’est la RDC. Certaines firmes américaines ont été affectées par cette décision. Elles tenaient à s’enrichir copieusement alors que le gouvernement et le peuple congolais ne bénéficiaient guère de ces contrats léonins.
La frustration américaine a été renforcée avec la décision historique et salutaire prise par le gouvernement de la RDC de signer un accord avec un consortium d’entreprises chinoises. Ces contrats devraient soutenir et accompagner le gouvernement congolais dans ses efforts de reconstruction. La conquête du marché africain inquiète les partenaires traditionnels de l’Afrique. Et quand on connait la valeur géologique et géostratégique de la RDC, l’inquiétude atteint son paroxysme dans le camp américain. Il fallait chercher des alibis pour sanctionner la RDC.
S’appuyant sur des rapports fantaisistes des certaines ONG à la recherche de renouvellement de leur financement, les USA ont sanctionné un pays qui a mis en place une politique visant à améliorer davantage la situation des droits de l’homme. Les USA sanctionnent la RDC pour des exactions commises par les forces négatives. C’est injuste. Ils ne sanctionnent pas les pays qui soutiennent ces forces négatives.
Les femmes violées dont parlent l’administration Obama, l’ambassadeur français pour les droits de l’homme relèvent du passé et elles sont prises en place par des structures mises en place par le gouvernement.
Certains pays se comportent comme à l’époque de la colonisation. Il est inacceptable que l’on puisse aligner sur le même pied d’égalité des forces armées de la République qui travaillent pour un gouvernement légitime, qui se battent contre des groupes armés illégitimes, informels, terroristes avec ces groupes terroristes contre lesquels aucune mesure n’est prise, sinon les offensives que les FARDC sont les seules à mener.
Cette politique de vouloir discréditer le gouvernement de la RDC sur le plan international relève d’un agenda caché. L’on conçoit mal qu’un pays réputé hostile en matière de droits de l’homme soit favorisé alors que la RDC qui se déploie pour que le respect de ces mêmes droits soit sanctionnée. C’est inhumain. De toutes les façons, cela ne va pas affecter l’économie congolaise. Car la RDC a des partenaires multilatéraux.
par congo virtuel
vendredi 24 décembre 2010
Obama exclut la République Démocratique du Congo de la liste des pays bénéficiaires de l’AGOA.
La Maison Blanche a annoncé la décision du président Obama d’exclure la République démocratique du Congo (RDC) de la liste des pays bénéficiaires de l’AGOA (African Growth and Opportunity Act) à l’occasion de sa révision annuelle, privant ainsi la RDC d’un statut de partenariat commercial privilégié avec les États-Unis.
« J’ai déterminé que la RDC n’effectuait pas les progrès nécessaires pour répondre aux critères » de l’AGOA, a indiqué Barack Obama. « J’ai donc décidé de mettre fin à la désignation de la RDC comme pays bénéficiaire » de ce dispositif, a-t-il ajouté.
« Les forces de sécurité de la RDC et d’autres groupes armés continuent de commettre des violations des droits de l’Homme à grande échelle, en particulier des viols » dans l’Est de la RDC. Alléguant que le gouvernement congolais « n’a pas réagi aux demandes des Etats-Unis et de la communauté internationale pour remédier à cette situation », a-t-il souligné.
Les avancées démocratiques de Kinshasa sont insuffisantes pour Washington.
L’année précédente, l’administration Obama qui semble ainsi déterminée à montrer que le respect des droits de l’homme est un critère essentiel de la coopération américaine, avait déjà sanctionné Madagascar, la Guinée et le Niger en les retirant de cette liste, tout en réintégrant la Mauritanie.
Membre de l’AGOA depuis 2005, la RDC a, grâce à sa présence dans ce programme, pu bénéficier sur le marché américain, des droits de douane préférentiels dans le commerce de ses produits, notamment ceux issus de l’agriculture. Les Américains ont également pu profiter avec des pays comme la RDC, d’une nouvelle source d’approvisionnement de matières premières comme le pétrole.
L’AGOA a en fait surtout profité aux pays pétroliers, les échanges commerciaux entre les deux parties étant essentiellement dominés par les hydrocarbures.
A Kinshasa, le gouvernement a vivement réagi à la perte par la RDC du statut de partenaire commercial privilégié des Etats-Unis.
« Le gouvernement de la RDC prend acte de cette mesure (...) mais (la) considère comme totalement injustifiée. Ce qui est dit comme justification de cette mesure est totalement faux. Les forces armées (de la RDC) ne sont pas à mettre sur le même pied d’égalité que les groupes armés qu’elles combattent. Même lorsque nos garçons commettent des actes répréhensibles, ils sont poursuivis et condamnés », a expliqué dans un point de presse le ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement.
Toutefois, a rassuré le porte-parole de l’Ambassade américaine à Kinshasa, M. Sardar, son pays n’entend pas, à travers la décision de cette évaluation, lâcher le gouvernement de la RDC.
«Les Etats-Unis continueront de travailler étroitement avec les autorités congolaises afin d’appuyer les efforts visant à améliorer les conditions des droits de l’homme. Cette décision n’affecte pas les relations solides et positives entre la RDC et les Etats-Unis», a-t-il notamment précisé.
Sur le plan économique cependant, a-t-il laissé entendre, cette décision ne manquerait pas d’impact, lorsqu’il faut considérer que pour l’année 2009, les exportations de la RDC vers les Etats-Unis ont renfloué le trésor public congolais à hauteur de 300 millions de dollars américains.
Ces exportations sans frais de douane et impôts avaient porté sur les minerais, les produits pétroliers, les produits agricoles et quelques produits finis.
Mais encore, une nouvelle affaire a commencé à faire des vagues en RDC, toujours à l’est. Robert Shemahamba, journaliste de la radio privée Mitumba, émettant à Uvira, dans la province du Sud-Kivu (est), est détenu depuis vendredi par les services de renseignements. Son crime ? Avoir animé une émission intitulée Franc parler portant sur le dernier discours du président congolais, Joseph Kabila...
Le week-end dernier, des manifestations ont été organisées dans le territoire d’Uvira pour demander la libération de Robert Shemahamba. Les manifestants ont été brutalement dispersés par les forces de police.
Le mauvais bilan de la République démocratique du Congo en matière des droits de l’homme serait à l’origine de cette mesure qui prendra effet dès le 1er janvier 2011.